Rapport d'activités 2020

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- édito 2020 -

EMMANUEL VASSENEIX
PRÉSIDENT D’UNIJUS ET PDG DE LA LAITERIE DE SAINT-DENIS-DE-L’HÔTEL

Chers Adhérents, chers Amis,

Quelle année que celle de 2020 ! Qui aurait cru encore quelques semaines, voire quelques jours avant le 16 mars 2020, 1er jour du confinement en France, que nous aurions pu vivre ce que nous avons vécu ! Arrêt brutal de la plupart des déplacements, télétravail mis en place, enfants à garder chez soi, réorganisations du travail sur site, mesures de distanciation… beaucoup de choses tant sur le plan professionnel que personnel ont basculé très vite et pourtant nous avons continué nos activités, différemment.

Après plus d’un an de crise sanitaire (et ce n’est pas fini au moment où j’écris cet édito…), je suis vraiment impressionné par la résilience et l’adaptabilité dont nous avons tous fait preuve, chacun dans son poste. L’épidémie a accéléré la prise de conscience que l’entreprise est une chaîne dont la résistance est définie par son maillon faible. La crise sanitaire a mis en lumière que toutes les fonctions de l’entreprise sont stratégiques et en particulier les achats et la logistique. Elle a également révélé, si c’était encore nécessaire pour certains, l’importance des échanges entre les entreprises et du rôle de nos organisations collectives comme l’Ania et Unijus pour notre filière des jus de fruits. Les partages d’expériences et de questionnements entre nous sur les situations inédites auxquelles nous étions confrontés ont été salués par nombre d’entre vous. Le rôle de courroie de distribution de l’Ania et d’Unijus pour remonter nos problèmes aux pouvoirs publics et être ensuite informés des décisions prises était clé pour nous tous.

L’activité des jus de fruits a globalement bien fonctionné pendant cette période dans le circuit de la GMS :
> les consommateurs trouvaient en nos jus le plaisir et les atouts nutritionnels dont ils avaient tant besoin ;
> la chaîne de production a su répondre à la demande, pourtant si variable selon les mois, ceci au rythme des différents confinements.
Mais à côté de la GMS, la RHF a été arrêtée pendant plusieurs mois, nous impactant tous, certains plus que d’autres. Nous attendons tous avec impatience la réouverture de ce circuit, en espérant qu’après la crise sanitaire, on n’assiste pas à une crise économique…

Les activités syndicales ont été menées à bien pendant toute cette année 2020, dans un contexte où les sollicitations des différentes administrations ont été très soutenues. Un ralentissement aurait pourtant été bienvenu, étant donné le quotidien difficile que nous avions tous à gérer :
> les discussions sur l’économie circulaire et les emballages ont été intenses, avec notamment les projets de décret découlant de la loi AGEC ;
> un gros travail a été mené à Unijus sur la révision du code étiquetage ;
> la campagne réseaux sociaux visant à entretenir un bruit de fond positif sur nos produits a été un succès. Plus de 2,5millions de personnes touchées.

Vous trouverez plus de détails et bien d’autres actions dans ce Rapport d’activités.

Je finirai cet édito en vous disant que je suis très fier de notre organisation collective Unijus et de son bras droit Qualijus. On est dans l’efficacité et ça, ça me plait. Nous avons trouvé le bon équilibre pour notre organisation entre le travail fait par chacun dans sa société et l’Ania qui défend nos intérêts généraux.

Je remercie chacun pour cela et vous souhaite une bonne lecture !

Rapport d'activités 2019

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- édito 2019 -

EMMANUEL VASSENEIX
PRÉSIDENT D’UNIJUS ET PDG DE LA LAITERIE DE SAINT-DENIS-DE-L’HÔTEL

Chers Adhérents,chers Amis,
Si je regarde dans le rétroviseur, je retiens pour ma part que l’année 2019 a été une année où nous avons beaucoup parlé d’emballages dans nos organisations collectives ! Un vrai tournant ! Tant sur le fond que sur la forme, nos organisations, y compris UNIJUS, ont dû se réorganiser et monter en expertise.
Sur ces sujets, qui ne sont pas nouveaux mais qui ne faisaient jusque-là l’objet de débats qu’entre spécialistes, tout le monde a désormais un avis !

Je suis et reste un Homme du collectif et du collaboratif, comme vous le savez. Mais peut-on encore parler d’échanges et d’écoutes quand, sur des sujets aussi complexes que structurants, des décisions politiques sont parfois prises dans une certaine précipitation, avec beaucoup de certitudes sans vraiment peser les enjeux et le véritable intérêt collectif ?

En une année, nous avons eu au niveau européen la publication de la directive Single Use Plastique et au niveau français la loi AGEC avec notamment une stratégie plastique 2040 à forte ambition de réduction, réemploi et recyclage du plastique. Un programme qu’il va falloir digérer et qui nous occupera pendant plusieurs années ! Je me bats dans le cadre d’une sécurité alimentaire accrue et non négociable sur la nécessité de supprimer ce qui ne sert à rien, sur l’intérêt de réduire au maximum les impacts et la nécessité de recycler ce qui doit l’être. Mais tout cela doit aussi tenir compte de nos contraintes industrielles et financières et s’assurer que tout cela profite à notre pays. Il faut recréer de la valeur en produit, en emballages, en ingénierie et pouvoir valoriser tout cela.

2019 a également été riche sur les annonces en nutrition avec la présentation du 4ème PNNS et du 3ème PNA en septembre. Des annonces qui vont constituer le cadre des politiques de santé publique des années à venir. Pour avoir un message simple à passer aux consommateurs, les autorités publiques de santé ont fait le choix de classer nos jus de fruits et nectars uniquement dans la catégorie des boissons sucrées. Il sera nécessaire d’accompagner ces annonces par des informations positives pour rappeler tous les atouts de nos jus et nectars tant sur le plan nutritionnel que du plaisir !
2019 aura été aussi l’année de la montée en notoriété du Nutri-Score ! Un outil dont nous suivons la progression depuis plusieurs années et qui apparaît désormais dans les débats au niveau européen. C’est un outil appelé à évoluer. UNIJUS sera actif pour participer au débat.

Sur tous ces sujets, UNIJUS nous accompagne en nous aidant à nous approprier les contextes, à en comprendre l’impact sur nos produits et à définir des positions pour nos secteurs. Ce travail, riche en échanges, est très précieux. 2019 a été également une année de départ de plusieurs personnes piliers de notre organisation. Côté UNIJUS, Diane Durand-Reville et Marine Desorges nous ont quitté début 2019 quand côté industriel, c’étaient Emmanuel Manichon, Bruno Thévenin, Martine Kocken et Christine Guittard. Toutes ces personnes ont beaucoup apporté à nos structures pendant de longues années. Qu’elles en soient toutes remerciées. La relève est désormais en place et elle n’a pas du tout à rougir ! Le réseau est désormais reconstitué et la machine repartie ! Je félicite tous les nouveaux !

Au moment où je vous écris, nous sommes en pleine crise du Covid 19. Nous aurons l’occasion de développer le sujet dans le rapport de l’année prochaine. Nous aurons ainsi le recul pour en tirer le bilan. Mais je sais déjà qu’il sera lourd… Ce que je peux déjà partager avec vous tous, c’est ce que cette crise dit de nos organisations professionnelles. Ces organisations et leurs permanents font partie de ces travailleurs de l’ombre qui constituent la seconde ligne. Sans relâche, elles accompagnent au mieux nos filières. L’ANIA pour l’ensemble de l’agro-alimentaire et Unijus pour le secteur des jus de fruits jouent pleinement leur rôle :  information en continu des adhérents, interlocuteur au quotidien du gouvernement, prospective, solidarité. Voilà les mots qui sont au centre des préoccupations depuis le début de la crise. Et qui continueront de l’être : car le chemin de la reprise et de la croissance sera
long.

Pour finir je voudrais adresser un grand merci aux Femmes et aux Hommes de nos entreprises, d’Unijus et de Qualijus qui s’engagent chaque jour pour la défense de nos produits, car eux comme nous sommes convaincus de la grande qualité des produits que nous produisons et du sens qu’ils ont pour les territoires, la biodiversité, la santé et les consommateurs.
Reste à concrétiser cela par un véritable rebond de leur consommation.


Rapport d'activités 2018

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- édito 2018 -

EMMANUEL VASSENEIX
PRÉSIDENT D’UNIJUS ET PDG DE LA LAITERIE DE SAINT-DENIS-DE-L’HÔTEL

Chers amis,
L’année 2018 aura été une année mouvementée et les annonces de fin d’année vont transformer assurément notre profession, nos filières et nos métiers.
Plus que jamais, je ressens toutes formes de pression sociales, sociétales, environnementales qui renforcent l’idée
indispensable d’un syndicat fort, efficient, pragmatique au centre des sujets. Comment ne pas tout d’abord commencer par parler de la chute de la consommation de nos produits au profit de boissons bien moins encadrées. Cela va nécessiter un véritable plan orsec.
Les enjeux « santé publique » et « développement durable » sont désormais réunis sous l’expression « une alimentation saine et durable ». C’est cette approche holistique, avec la double attente d’aliments sains ayant un impact minimum sur notre environnement, qui dirige désormais les nouvelles politiques alimentaires. Je tiens à ce titre à remercier l’ANIA et son président Richard Girardot pour le travail accompli, le support et le cap pris sur l’ensemble de ces sujets. C’est par le collectif que nous avancerons !

L’année 2018 a ainsi été marquée par la finalisation de la loi Egalim avec notamment des mesures tant sur l’offre alimentaire que sur les conditionnements utilisés et si, comme prévu, elles accouchent d’une souris sur l’angle de la création de valeur, par contre nous voyons nos obligations et nos contraintes considérablement renforcées. Les nouvelles recommandations alimentaires pour les adultes diffusées par Santé Publique France début 2019 cherchent à modifier en profondeur les habitudes alimentaires des Français vers moins de sucre et d’aliments transformés sans arguments scientifiques réels et sérieux pour nos produits. Mais pris dans le tsunami, l’image de nos produits est sans cesse écornée. Les dispositions réglementaires en matière d’emballages ont, elles, pour objectif de changer radicalement les emballages mis sur le marché pour en limiter l’impact sur l’environnement. La contribution demandée aux industriels pour atteindre ces ambitions est très forte. Deux options nous sont proposées :
- soit nous sommes force de propositions pour relever ces défis ;
- soit nous nous voyons imposer des obligations et des taxes, pas forcément adaptées…
Pour moi seule la première option est valable !

Unijus a été très actif en 2018 pour accompagner les adhérents sur ces sujets et faire entendre à l’extérieur nos positions. Pour répondre aux attentes des pouvoirs publics pour toujours plus de transparence et de responsabilité, Unijus a rédigé cette année une nouvelle charte de communication responsable qui met particulièrement l’accent sur le développement d’actions pédagogiques autour d’une portion jugée raisonnable. Un volet « développement durable » devrait être rédigé en 2019. L’attente sociétale pour une réduction de l’usage des pesticides étant de plus en plus forte, un travail conjoint Unijus/Qualijus a permis d’élaborer une série de recommandations pratiques à destination de tous les opérateurs de la filière. Pour travailler sur la nécessité d’augmenter la collecte des emballages, Unijus s’est associé dès le début des discussions aux autres secteurs concernés en formant le Collectif Boissons pour travailler sur le sujet et faire prochainement des propositions concrètes. Ce sont quelques exemples parmi d’autres pour montrer la volonté collective de travailler ensemble sur les enjeux prioritaires. Ce rapport décrit avec plus de détails ces projets ainsi que l’ensemble des activités menées cette année.

Et s’il fallait finir sur un enjeu majeur pour notre secteur, je choisirais sans hésitation celui de la pédagogie. Nos jus et nectars sont encore mal connus. Il est de notre ressort de continuer à communiquer pour faire comprendre aux consommateurs pourquoi ils ont raison de consommer des jus et de leur montrer qu’ils sont bons pour la santé. C’est l’objet du programme Fruit Juice Matters lancé en 2016. Vous m’avez réélu président en 2018 pour 3 ans. Je vous remercie de votre confiance. Les enjeux à relever sont nombreux. Soyez assurés de ma motivation pour continuer à vous encourager toujours et encore à travailler collectivement. « Seul on va plus vite ; ensemble on va plus loin ». Pour conclure je voudrais remercier le travail des permanents d’Unijus animé par Anne-Sophie que je félicite pour son travail, mais aussi tous nos partenaires qui nous accompagnent pour construire, préparer, communiquer avec une volonté de toujours plus de pédagogie et de transparence et surtout tous les collaborateurs actifs de nos entreprises qui, par un engagement collectif sans faille, nous permettent toujours plus de crédibilité.
Merci à vous tous et en avant pour les challenges 2019 !

Rapport d'activités 2017

- édito 2017 -

EMMANUEL VASSENEIX
PRÉSIDENT D’UNIJUS ET PDG DE LA LAITERIE DE SAINT-DENIS-DE-L’HÔTEL

L’année 2017 a été marquée par l’organisation des Etats Généraux de l'Alimentation (EGA). Un engagement sans précédent de tous les acteurs autour de la création de valeur et d’une alimentation saine, sûre et durable. Cette démarche d’ampleur inédite a permis de recréer du dialogue entre les acteurs de la filière, agriculteurs, entreprises de l’alimentaire, distribution et consommateurs. Des diagnostics ont été partagés. La contribution industrielle, coordonnée par l’ANIA, a été à la hauteur des enjeux et je tiens à remercier l’ANIA et toute l’équipe des permanents mobilisés du travail exceptionnel qui a été fourni.

Mais quelques mois après la clôture des EGA, quel bilan en tirons-nous ? Si l’on continue à perdre en valeur tout en ayant établi de nouvelles contraintes afin d’offrir toujours plus de sécurité et de durabilité aux consommateurs, l’équation s’avérera négative. Au moment où j’écris ces quelques lignes, le compte n’y est pas…

Si l’on revient au secteur des jus de fruits et nectars, la volatilité des prix des matières premières est une réalité qui s’accentue un peu plus chaque année. Les aléas climatiques renforcent la pression sur les cours des matières premières. Ce n’est pas une vue de l’esprit ou une « fake news » pour utiliser un terme désormais en vogue ! L’année 2017 a ainsi été marquée par la pénurie de pommes en raison de gels tardifs et généralisés en Europe en avril 2017. La disponibilité de la matière première a été très limitée. Les cours se sont envolés. Plus que jamais, ces réalités doivent être prises en compte par tous les maillons de la filière.

Sur le volet qualité et responsabilité, notre profession est « En Marche » depuis longtemps et 2017 aura à nouveau révélé les actions positives menées par les entreprises à titre individuel ou collectif. La montée du bio, du frais ou du pur jus témoigne du dynamisme du secteur et des réponses apportées aux attentes des consommateurs. L’analyse que nous avons réalisée cette année au sein d’UNIJUS sur les données 2016 du Crédoc confirme le fait que la consommation de nos produits reste raisonnable et structurée. Nous restons par ailleurs les 1ers contributeurs en vitamine C, toutes classes d’âge confondues. Tout ceci nous conforte dans le bien-fondé d’une équivalence entre un verre de jus et une portion de fruits. Un message que nous avons défendu toute l’année et que nous continuerons de porter en 2018 dans le cadre de la révision des repères nutritionnels français. Un message que nous avons également promu dans le cadre du programme « Fruit Juice Matters », désormais en place depuis deux ans au niveau européen.
Au-delà du rôle que nous avons à jouer pour communiquer tous les jours et de manière responsable sur nos produits, je crois beaucoup en l’éducation alimentaire pour améliorer les comportements et responsabiliser les consommateurs. Je me réjouis que cet aspect soit clairement ressorti des Etats Généraux. Là encore, nous n’avons pas attendu leurs conclusions pour y apporter notre contribution. Le Collectif du Petitdéjeuner à la française, initié notamment par UNIJUS, prend une dimension croissante dans le panorama français. Son orientation depuis début 2017 vers les établissements scolaires s’inscrit tout à fait dans cet objectif d’éducation et de prévention.

Je finirai en vous remerciant tous pour votre soutien et pour votre investissement dans ces travaux collectifs. La participation industrielle est primordiale pour que ces actions soient riches, crédibles et représentatives de la profession.

Rapport d'activités 2016

- édito 2016 -

EMMANUEL VASSENEIX
PRÉSIDENT D’UNIJUS ET PDG DE LA LAITERIE DE SAINT-DENIS-DE-L’HÔTEL

Est-ce raisonnable de boire du jus de fruits ?
Si je fais attention à ce qui se dit ou s’écrit souvent sur nos produits, la réponse est non ! On nous dit que nos produits sont trop sucrés, qu’ils ont peu de fibres, qu’ils sont liquides et n’encouragent pas la satiété. On nous rappelle rarement qu’ils sont les 1ers contributeurs en vitamine C chez les enfants et une source intéressante en vitamine B9 et autres micronutriments et qu’ils sont associés à une alimentation globalement équilibrée.
Or plusieurs études montrent que le consommateur s’intéresse de plus en plus à la qualité des produits (Crédoc 2016, Kantar TNS 2016). Il veut être acteur de son alimentation, tout en ayant toujours comme attentes incontournables, le plaisir, la qualité et la variété. Nos jus de fruits et nectars ont de nombreuses cartes à faire valoir pour répondre à ces attentes.
À nous de continuer à prendre la parole pour communiquer sur tous ces atouts !

Lancement du programme « Fruit Juice Matters »
L’année 2016 est l’année du lancement du programme européen Fruit Juice Matters. Un programme appelé à durer sur plusieurs années et ayant pour ambition de ré-équilibrer le débat médiatique en faisant émerger des informations et messages positifs dans les médias traditionnels et sur les réseaux sociaux, d’approcher les professionnels de santé et d’informer le grand public sur les bienfaits des jus de fruits dans le cadre d’une consommation raisonnable.
Ce programme d’une ampleur inédite pour notre filière va nous donner un nouvel élan et de nouvelles opportunités pour faire parler en bien de nos produits et en particulier du jus d’orange. Au niveau français, nous avons sélectionné une nouvelle agence pour nous accompagner, Fleishman Hillard, et avons renforcé l’équipe d’UNIJUS en recrutant une chargée de communication, Carole Prisset. Les actions menées en 2016 sont prometteuses et sont développées dans ce rapport. Les perspectives 2017 sont, elles, très ambitieuses !
Je souhaite que cette nouvelle dynamique soit porteuse d’actions et de résultats profitables à toute la filière !

Est-ce raisonnable de boire du jus de fruits ?
Bien sûr ! Pourquoi cette question ?