Au cours de ces 30 dernières années, plus de 250 études de type cas-témoin, cohorte ou écologique, ont été menées à travers le monde pour étudier la relation entre la consommation de fruits et légumes et le cancer et le risque de cancer. Dans plus de 80 % d’entre elles, on a pu mettre en évidence un effet protecteur d’un ou plusieurs groupes de fruits et légumes. Aucune étude n’a trouvé d’effet défavorable.

De la même façon, les études épidémiologiques transculturelles, cas-témoins et prospectives sont très largement en faveur d’un rôle protecteur des fruits et légumes vis-à-vis des maladies cardiovasculaires et plus particulièrement vis-à-vis des accidents vasculaires cérébraux.

Cet effet protecteur vis à vis des cancers et des maladies cardiovasculaires pourrait s’expliquer, par l’action de plusieurs des composants des fruits et légumes, notamment les composés antioxydants (béta-carotène, vitamine C, vitamine E, polyphénols).

Les connaissances sont largement suffisantes pour recommander un apport adéquat de fruits et légumes (au moins 400 g par jour correspondant à au moins 5 fruits et légumes par jour, selon le PNNS). Une de ces portions peut tout à fait être consommée sous forme de jus de fruits ou légumes.

 

Le deuxième rapport sur la prévention des cancers du WCRF (World Cancer Research Fund), rendu public en novembre 2007, a défini 10 recommandations pour limiter la survenue de cancers. L’une des recommandations, pour la prévention des cancers, est de consommer 600 g de fruits et légumes par jour. [48], [50]